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Laurent Battles : "Footballeur, le plus beau métier du monde"

Prénom : Laurent

Nom : Battles

Date de naissance : 23 septembre 1975

Poste : Milieu

Clubs : Toulouse (1993-1999), Bordeaux (1999-janv.2002), Rennes (janv.2002-janv.2003), Bastia (janv.2003-janv2004), Marseille (janv.2004-août 2005) et Toulouse (depuis 2005)

Matchs joués en L1 : 363 (au 29 avril 2008)

Buts en L1 : 31

Saison 2007/2008 : 19 matchs, 1 but.


 

Revenu à ses premières amours toulousaines, Laurent Battles revient sur sa carrière et se raconte pour Toofoot.com. Il tient notamment à insister sur l’importance du plaisir du jeu et sur la chance d’arriver à vivre de sa passion.
 
Toofoot : Laurent Battles, te souviens-tu de tes premiers pas dans le football ?
Je suis originaire de Nantes, mais j’ai commencé à l’âge de cinq ans au club de Saint-Jean dans la région de Toulouse. C’est là où nous avons habité avec mes parents et ma sœur lorsque nous avons quitté Nantes pour le sud de la France. Je n’ai joué qu’un an là-bas avant de partir à Saint-Alban où je suis resté beaucoup plus longtemps puisque c’est mon père qui était l’entraîneur.
 
Que s’est-il passé ensuite ?
Un peu plus tard, Elie Baup qui s’occupait de la formation à Toulouse m’a proposé de rejoindre le TFC en pupille deuxième année. J’ai en fait intégré vers 13 ans le pré-centre de formation du club. Ce n’est pas le centre de formation en lui-même mais une sorte d’école du football qu’il y a avant le centre de formation. Ca permettait de faite déjà une sélection entre les joueurs qui pouvaient y accéder et ceux qui ne pouvaient pas.
 
Et finalement, tu as pu intégrer le centre de formation du TFC ?
Oui, j’y arrive vers l’âge de 15 ans avec Serge Delmas qui le dirigeait. J’ai passé un peu plus d’un an au pré-centre de formation où tu as cours le matin et football l’après-midi. Ensuite, j’ai commencé à jouer chez les pros à 17ans et demi en 1994. En fait, j’ai joué les cinq derniers matches en Ligue 1 avant que le club ne descende, et j’ai joué ensuite une vingtaine de matches en Ligue 2. Et à partir du moment où tu jouais vingt matches en tant que stagiaire, tu signais pro la saison suivante. Ca m’a donc permis de signer mon premier contrat assez tôt.
 
Quelles sont les conditions dans lesquelles tu signes un contrat professionnel ?
En fait, la signature de mon premier contrat s’est faite de manière assez étrange. Comme je l’ai dit, j’ai joué plus de vingt matches en tant que stagiaire donc le club devait me faire signer avec les professionnels. En plus, c’est tombé l’année où je passais le baccalauréat qui était quelque chose de très important pour ma famille. Rolland Courbis m’a tout de même dit un jour que je devais choisir entre le football et les études. J’en ai parlé à mes parents et j’ai choisi, avec leur accord, le football tout en demandant de signer mon contrat à la fin de la saison. Rolland Courbis a tenu ses engagements et il m’a offert ce contrat. C’est pour ça que je lui dois beaucoup.
 
Signer un contrat pro, c’est un aboutissement ou simplement le début d’une aventure ?
C’est en quelque sorte un aboutissement puisqu’au centre de formation, tu vis forcément à un moment ou à un autre des moments difficiles ou des moments de doutes par exemple. Donc le fait de jouer avec les professionnels est déjà quelque chose d’important. Mais en fait, c’est le plus dur qui commence. Il faut se battre et être rigoureux car il y a des joueurs qui sont déjà en place et il faut réussir à s’imposer pour rester.
 
Et les cours dans tout ça. Comment faisais-tu pour allier le football et l’école ?
Je ne sais pas si ça existe encore, mais nous avions la chance à Toulouse d’avoir l’école sur place. Généralement, on avait cours de 8h à 10h. Puis entraînement de 10h à 12h. Et puis l’après-midi on avait la sieste et puis soit des cours, soit des entraînements. C’était un planning assez bien fait.
 
Y a-t-il des joueurs avec qui tu étais au centre de formation qui sont professionnels aujourd’hui ?
Non pas beaucoup. De ma promotion, il n’y a que Teddy Richert qui est aujourd’hui le gardien du FC Sochaux.
 
Enfin, quel serait ton conseil pour réussir dans le monde du football ?
Il faut savoir avant tout que le football est une passion. Et vivre de sa passion, c’est le plus beau métier du monde. Mon conseil, ce serait avant tout de ne rien lâcher car on traverse forcément des moments difficiles à un moment ou à un autre. Il faut également savoir ce que l’on veut tout en ayant un maximum de respect pour les éducateurs et les anciens. Quand j’étais plus jeune, j’ai eu la chance de parler avec de nombreux joueurs plus expérimentés qui m’ont beaucoup apporté. Ca m’a permis de m’aguerrir tranquillement et de ne pas brûler les étapes.
 
 
Interview réalisée par Baptiste Gautier le 29/04/2008.

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