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B. Gavanon : "Mes copains de Septèmes, mon meilleur souvenir"

Prénom : Benjamin

Nom : Gavanon

Date de naissance : 9 août 1980

Poste : Milieu

Clubs : Marseille (2000-2003) et Nancy (depuis 2003)

Matchs joués en L1 : 97 (au 16 avril 2008)

Buts en L1 : 10

Saison 2007/2008 : 32 matchs, 2 buts.


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Boudé par l’Olympique de Marseille au début de sa carrière professionnelle, Benjamin Gavanon fait aujourd’hui les beaux jours de l’AS Nancy. Infatigable milieu de terrain et plaque tournante de son équipe, le natif de la cité phocéenne raconte pour toofoot.com son parcours commencé au club de Septèmes.
 
T: Benjamin Gavanon, te souviens-tu de ton premier club de football ?
BG: Oui bien sûr. C’est le club de Septèmes, un petit club proche de Marseille. J’y suis rentré en poussins lorsque je devais avoir cinq ou six ans. Nous y étions avec toute une bande de copains. C’est un petit club avec un esprit vraiment familial. Il y avait une ambiance vraiment géniale. J’y suis resté pas mal de temps, jusqu’à l’âge de 14 ans.
 
T: Et après, que s’est-il passé ?
BG: En fait, l’Olympique de Marseille s’était déjà intéressé à moi un an plus tôt lorsque j’avais 13 ans. Mais je ne voulais pas trop y aller. Je voulais rester avec ma bande de copains à Septèmes. J’y suis resté un an de plus. Et l’OM est une nouvelle fois revenu me voir. Cette fois-ci, mes parents m’ont conseillé et m’ont dit qu’une opportunité comme celle-ci ne peut pas se refuser.
 
T: Tu entres donc au centre de formation de l’OM à 14 ans…
BG: Ce n’est pas vraiment un centre de formation à cet âge là. Mais tu sens déjà que tout est plus organisé. J’ai joué avec les moins de 14, les moins de 15 et les moins de 17 ans avant de signer un contrat d’aspirant. Ca correspond à un contrat de deux ans, période durant laquelle tu es sûr d’avoir un salaire. Et à cet âge là, recevoir de l’argent tous les mois simplement pour jouer au football, ça fait bizarre au début (rires).
 
T: Lorsque tu arrives à l’Olympique de Marseille, penses-tu déjà à une carrière professionnelle ?
BG: J’y pensais bien sûr. Je voulais vraiment devenir footballeur. Mais je ne savais pas du tout comment ça se passait pour y arriver. Si je suis allé à l’OM à 14 ans, c’était avant tout pour m’amuser. Et puis je dois avouer que ce club me garantissait plus de victoires, sachant que je suis mauvais perdant (rires). Mais comment devenir professionnel, j’avoue que je ne savais pas trop comment y arriver à ce moment là.
 
T: Quel a été le tournant qui a fait que tu as basculé dans le monde pro ?
BG: C’est un match de Gambardella contre l’AS Saint-Étienne. En fait, il faut savoir que jusqu’aux moins de 15 ans, je jouais défenseur central. En moins de 17 ans, il y avait un très bon défenseur central qui était bien meilleur que moi. Je suis donc passé au milieu de terrain. Lors de mon premier match à ce poste, j’ai été assez mauvais et je suis redescendu en équipe 2. Pour ce match de coupe Gambardella, j’ai déjà la chance d’être sur le banc. Tous les entraîneurs de l’OM étaient là. Notre première période est assez difficile. Je rentre à la mi-temps, je fais un bon match au milieu de terrain et nous gagnons finalement 2-1. Je me souviens que mon entraîneur m’a dit après la rencontre qu’il s’était fait un peu engueuler pour ne pas m’avoir fait jouer tout de suite (rires). J’ai terminé la saison, j’ai signé mon contrat aspirant et je suis directement passé avec l’équipe CFA de l’OM.
 
T: Tu as la particularité d’avoir un frère (Jérémy, gardien de but à Sochaux) qui est lui aussi professionnel en Ligue 1…
BG: Oui, c’est vrai que le football est un sport fédérateur, surtout à Marseille. Tout le monde y joue. C’est certain que c’est toujours sympa d’avoir quelqu’un de sa famille, si proche, qui réussit le même parcours. Nous avons d’ailleurs eu la chance de jouer ensemble en CFA à l’OM. C’est vraiment un sentiment étrange de se retrouver, dans la même équipe, et à ce niveau. Il faut dire qu’on a passé des années ensemble puisqu’il jouait déjà avec ma bande copains lorsque nous étions très jeunes.
 
T: Sais-tu ce que tu aurais fait dans la vie si tu n’avais pas été footballeur ?
BG: Je serais resté dans le sport quoi qu’il arrive. Le sport, c’est ma vie. Avant le football, j’avais commencé à jouer au tennis. Mais finalement, j’ai décidé d’arrêter pour me lancer dans le football. Je n’ai jamais vraiment réfléchi à ce que j’aurais fait, mais ça aurait été dans le sport. C’est certain.
 
T: Pour terminer, quel est le conseil que tu pourrais donner à un jeune footballeur qui souhaite devenir professionnel ?
BG: Avant tout, aimer le football. Il ne faut pas être poussé par quelqu’un. Ensuite, il ne faut pas oublier que le football est un sport collectif, il faut donc aimer être en groupe et faire en sorte qu’il y ait une bonne ambiance, que tes coéquipiers soient vraiment tes copains. C’est très important car chez les jeunes, il y a bien sûr la notion de compétition, mais il y a aussi une notion de plaisir du jeu. C’est très important. Pour ma part, mes meilleurs souvenirs de football, c’est avec mes copains de Septèmes lorsque l’on jouait des tournois les week-ends.
 
 

Interview réalisée par Baptiste Gautier le 15/04/2008.


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